La peine de mort dans le temps

1) Histoire de la peine de mort*

La peine de mort fut pour la première fois prononcée en 1608 en Virginie. Elle fut en vigueur jusqu'au 29 juin 1972 où elle connue une suspension car elle était considérée comme "cruelle et inhumaine", notamment à cause d'un moratoire* mis en place. Il n'y a donc plus d'exécution et cela jusqu'en 1976 où la Cour Suprême fait un revirement, les Etas américains peuvent réintroduire la peine de mort. Mais ce fut seulement en 1988 que le gouvernement fédéral la réintroduit.

De 1819 à 1923 ce fut la pendaison qui était la méthode la plus utilisée, de 1923 à 1977 ce fut la chaise électrique et après ce fut l'injection létale.

Le 6 août 1890 est la date à laquelle eut lieu la première exécution sur la chaise électrique, remplaçant la pendaison, ce qui ne fut pas une réussite. Malgré cela elle fut conservée dans l'état de New-York pour ensuite se répandre dans d'autres Etats. Son usage est en déclin depuis 1980, elle n'est plus employée que pour remplacer l'injection létale pour les condamnés le souhaitant (ce fut le cas en 2008). Cela arrive environ une fois par an depuis 2002.

Début des années 1920, le Nevada a cherché un nouveau moyen d'exécution car celui-ci paraissait trop cruel. Le docteur Allen McLean Hamilton, un toxicologue, proposa le gaz comme moyen d'exécution. La chambre à gaz fut utilisée la première fois le 8 février 1924. Des Etats l'ont adoptée en remplacement de la chaise électrique, cependant il y a un déclin depuis le moratoire des années 1970. Cette méthode n'a été utilisée que dans 11 cas, la dernière fois le 3 mars 1999 en Arizona.

 

Etats américains dont la législation prévoit la peine de mort
Alabama / Arkansas / Arizona / Californie / Caroline du Nord / Colorado / Connecticut / Delaware / Floride / Georgie / Idaho / Illinois / Indiana / Kansas / Kentucky / Louisiane / Maryland / Missouri / Mississippi / Montana / Nebraska / New Hampshire / New Jersey / Nouveau Mexique / Nevada / New York / Ohio / Oklahoma / Oregon / Pennsylvanie / Caroline du Sud / Dakota du Sud / Tennessee / Texas / Utah / Virginie / Washington / Wyoming / Gouvernement fédéral américain / Armée américaine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

37 de ces 38 Etats ont recourt à l'injection létale. Seul le Nebraska utilise la chaise électrique.

2) Histoire de l'injection létale

C'est en 1888 que le médecin new-yorkais Julius Mount Bleyer a voulu instaurer une peine de mort provoquée chimiquement en remplacement de la pendaison ou du peloton d'exécution. La mort serait provoquer par ingurgitation de six grains de morphine d'environs 390mg chacun, cette méthode fut rejetée.

L'Allemagne nazie continua ce projet avec le "Programme d'euthanasie T-4". C'est le docteur personnel d'Hitler, Karl Band qui s'occupa de ce projet. Il était question d'injecter par intraveineuse des doses mortelles de poison, cette méthode fut utilisées dans plusieurs camps de concentration, notamment celui d'Auschwitz.

En 1977, le débat sur l'injection létale aux Etats-Unis repris grâce au Dr Stanley Deutsch, chef du département d'anesthésiologie de l'école de médecine de l'Université de l'Oklahoma, qui approuva le "Protocole de Chapman" réalisé par Jay Chapman. Ce protocole décrit l'injection en trois étapes, c'est le même principe qu'utilisèrent les nazis, une injection de produits chimiques provoquant la mort en quelques minutes, mais avec des produits différents. Ce moyen d'exécution fut voté en premier en remplacement de la chaise électrique par l'Oklahoma. Puis ce fut le tour du Texas, qui devint le premier Etat américain à utiliser cette méthode en procédant à une exécution le 7 décembre 1982. Enfin, le 16 avril 2008, la Cour Suprême a déclaré par sept voix contre deux que les injection létales ne constituaient pas un châtiment "cruel", banni par la Constitution.

Depuis le 30 novembre 2009, l'Ohio a changé le protocole de l'injection létale, remplaçant les trois injections par une seule.

En ce jour, le 10 février 2010, L'Etat américain a exécuté 1194 personnes depuis 1977, dont 6 en 2010.

La peine de mort peut être mise en parallèle avec le port d'arme, tout deux représentant la violence.

 

3) Une violence récurente de la part de l'Etat américain, avant l'injection létale, le port d'arme autorisé...

 

 

3-1) Définition

          Le IIe amendement de la Constitution américaine est interprété comme garantissant le port d'arme pour chaque citoyen. Le IIe amendement fait partie, comme les neuf autres premiers amendements de la Constitution américaine, de la Déclaration des droits, communément appelée Bill of Rights. Cet amendement est l'objet de nombreux débats et il constitue un pilier important de la société et de la politique américaine mettant aux prises les partisans et les adversaires des armes à feu en vente libre. Adopté le 15 décembre 1791, ce IIe amendement de la Constitution américaine stipule qu' "une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d'un État libre, le droit qu'a le peuple de détenir et de porter des armes ne sera pas transgressé".

Originellement : « A well regulated militia being necessary to the security of a free State, the right of the People to keep and bear arms shall not be infringed. »

           La codification du droit de porter des armes dans le Bill of Right fut influencé par la peur que le gouvernement fédéral pourrait désarmer le peuple afin d'imposer des règles par l'intermédiaire d'une armée de métier* ou d'une milice*, puisque l'histoire avait montré la façon dont les tyrans éliminaient la résistance en retirant les armes au peuple et en rendant illégal le fait d'en conserver afin de supprimer les opposants politiques. Actuellement, l'autorisation de ces armes à feu a un gros impact sur le plan économique des Etats Unis d'Amérique.

 

 3-2) Origines

              Le concept de milice universelle est originaire d'Angleterre. La condition permettant au sujet de porter une arme et de servir dans l'armée date du XIIe siècle environ, durant le règne de Henry II. Ce roi obligea les hommes libres à prendre les armes pour la défense publique. À cette époque, il était coutumier pour un soldat d'acheter, maintenir en état, conserver, et emmener sa propre armure et ses propres armes au service militaire. Le Roi Henry II requérait à tous ses sujets de 15 à 50 ans (dont les sujets non propriétaires) de posséder une arme autre que le couteau. La raison d'une telle exigence fut qu'en l'absence d'une armée régulière et de forces de police (qui n'ont été établis qu'en 1829), il était du devoir de chaque homme de veiller la nuit pour repousser les malfaiteurs. Chaque sujet avait l'obligation de protéger la paix du roi et de participer à la suppression des émeutes. Ceci resta inchangé jusqu'en 1671, quand le "Parliament"* créa un statut qui releva les conditions de possession d'arme à feu. Ce statut désarmait tout le monde sauf les riches. En 1686, le Roi Jacques II interdit sans exception la possession d'armes à feu aux Protestants*, alors que ceux-ci représentaient 95% des sujets anglais. Ce n'est qu'en 1689, avec l'arrivée au trône de Guillaume II, que ceci fut inversé dans le Bill of Right, de 1689 qui déclarait que les "sujets qui sont Protestants doivent avoir des armes pour leur défense appropriée à leur condition, comme le permet la loi".

 

 

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